Laboratoire du Changement Social et Politique


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Art, culture et politique


L’axe « Art, culture et politique » s’intéresse aux métamorphoses des politiques et des pratiques culturelles, aux relations entre lettres, art, cinéma et connaissance, en interrogeant le statut de l’art, comme voie de connaissance et/ou expérience de pensée, mais aussi aux dimensions politiques du théâtre et du spectacle vivant, plus généralement de l’art et de la culture.

L’axe « Art, culture et politique » scrute ainsi, sous la perspective d’une pensée critique, le statut même de l’art et de la culture, ainsi que les conséquences de l’action publique sur leur redéfinition. Sont ainsi analysés les enjeux politiques des politiques publiques de la culture, leur paradoxale dépolitisation, leur ambivalente dénonciation du corps de doctrine sur lequel elles se sont fondées (rhétorique du discours d’« échec » de la démocratisation de la culture confondant discours descriptif d’une distribution sociale des pratiques culturelles et discours normatif de disqualification du projet même de cet idéal).

« Art, culture et politique » développe également une réflexion critique qui interroge la sociologie même de l’art et de la culture, ses catégories de pensée (mondes, scènes, champs…), son implicite normativité (analyse des effets idéologiques de la diffusion des savoirs de sciences sociales), ses impensés épistémologiques (classique absence d’élucidation du rapport aux valeurs et de reconnaissance de l’impossible neutralité), comme ses présupposés théoriques (privilège classiquement accordé à la distinction sur les effets émancipateurs de la culture).

Cet axe interroge enfin les pouvoirs de l’art, son statut de voie de connaissance et/ou de savoir critique sur le monde social, mais aussi sa puissance d’ébranlement de nos cadres d’intelligibilité et catégories de pensée par son pouvoir d’élaboration utopique et/ou d’interpellation critique. Le statut de la culture industrielle est aussi interrogé avec des questionnements sur l’irruption de la culture de masse, ses conséquences politiques, dont la transformation de l’espace public (La culture consommée se substitue-t-elle à la culture discutée ? L’espace public médiatique à l’espace public critique ?). L’avènement de la culture équivaut-il à une destitution de l’art ? Du côté de la programmation, la valorisation du « succès public » laisse-t-elle place à l’émergence de foyers insurgeants, de subjectivités rebelles, pour emprunter à Oskar Negt dans L’espace public oppositionnel ? Des journées d’études ont été récemment organisées pour explorer ces questions : « La culture (de masse) à la lumière de la constellation de l’Ecole de Francfort » (2011), « Le concept de culture dans la sociologie allemande » (2011), « La "théorie de la demi-culture" chez Adorno » (2012). Elles se prolongeront en une journée sur « Adorno, Benjamin et la culture » (7 nov. 2013).

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